Actualités régionales

Bravo !

04 décembre 2019 à 12h05 Par Communiqué de presse
Crédit photo : ©Brest Atlantiques

C’est fait ! Après 28 jours 23 heures 24 minutes et 46 secondes de mer, Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man Yann Riou, ont remporté « Brest Atlantiques » ce mercredi 4 décembre à 10h24'46''. Une première grande victoire au large pour le Maxi Edmond de Rothschild, qui aura parcouru un total de 17 084 milles, à 24.57 nœuds de vitesse moyenne réelle.
Mercredi 4 novembre
Partis le 5 novembre de Brest dans des conditions musclées, Franck Cammas et Charles Caudrelier ont retrouvé ce mercredi matin la cité du Ponant dans un « temps de demoiselle » (mer plate, légère brise d’est, soleil levant), franchissant en vainqueurs à 10h24'46'', après avoir enchaîné les virements de bord dans les dernières heures de course, la ligne d’arrivée de « Brest Atlantiques » au bout exactement de 28 jours 23 heures 24 minutes et 46 secondes de mer.
Arrivés à la barre du Maxi Edmond de Rothschild fin avril dernier, les deux skippers, déjà vainqueurs au mois d’août du Fastnet, course qui leur avait permis de prendre confiance en leurs capacités à mener ce trimaran Ultim volant, s’offrent ainsi une grande victoire de prestige sur une épreuve au long cours, qui, par son format, sa durée et son parcours, avait tout d’un grand saut dans l’inconnu, pour eux et pour leurs camarades de jeu.
A l’arrivée, cette victoire est incontestable : après avoir pris les commandes de la course dès la deuxième nuit de mer en empannant les premiers le long des côtes marocaines, Franck Cammas et Charles Caudrelier les ont gardées jusqu’à leur arrêt technique le 12 novembre à Salvador de Bahia - un arrêt qui aura duré 13 heures et 40 minutes, le temps qu’une petite équipe dépêchée par le Gitana Team procède à la réparation du plan porteur de la dérive abîmé juste avant le Cap Vert. Ils n’auront alors mis que deux jours pour repasser en tête, le 14 novembre à 20h au large de Rio, une première place qu’ils n’ont depuis plus lâchée. Soit environ 25 jours passés aux avant-postes sur presque 29 au total!
La recette de ce succès ? Un bateau, mis à l’eau le 17 juillet 2017, qui, après plus de deux ans de mise au point (deuxième de la Transat Jacques Vabre en 2017, abandon sur la Route du Rhum en novembre 2018 après la perte de l’avant du flotteur tribord), fait aujourd’hui figure d’étalon pour la flotte des « Ultim », le premier conçu spécifiquement pour voler au large (par l’architecte Guillaume Verdier et le bureau d’études du Gitana Team sous la responsabilité de Pierre Tissier) ; et deux marins, Franck Cammas et Charles Caudrelier (secondés à terre par leur routeur Marcel Van Triest), qui, à respectivement 46 et 45 ans, ont su rapidement trouver les manettes de leur machine, grâce à leur expérience du trimaran au large et à leur talent (le premier a été élu Marin de l'année en 2012 et 2013, le second en 2018).
En plus de leurs victoires sur une coque (Solitaire du Figaro une fois chacun, Volvo Ocean Race ensemble en 2012 sur Groupama 4, en tant que skipper de Dongfeng Race Team en 2018 pour Charles Caudrelier), ils ont en effet beaucoup navigué et gagné sur trois coques avant d’intégrer en avril dernier l’écurie de course au large créée par Ariane et Benjamin de Rothschild en 2000 : Franck Cammas en Orma (il compte trois victoires sur la Transat Jacques Vabre dans les années 2000) puis sur le maxi Groupama 3 (Trophée Jules Verne en équipage puis Route du Rhum en solitaire la même année, en 2010), Charles Caudrelier en MOD70 (succès sur la Transat Jacques Vabre en 2013, déjà sous les couleurs du Gitana Team).
Cette expérience et leur bonne entente à bord leur ont permis de souvent mener au maximum de son potentiel le Maxi Edmond de Rothschild tout au long des 17 000 milles effectivement parcourus (la route directe est de 13 752 milles), avec une moyenne impressionnante de 24.8 nœuds (meilleure journée le 18 novembre avec 741 milles en 24 heures, à 30.9 nœuds de moyenne), ce qui faisait dire à Franck Cammas mardi, au moment d’être survolé par un avion de la Marine Nationale : « Les océans rapetissent avec ce genre de bateau, cette course a été un bon test pour l’éprouver, on a vu ce qui pouvait casser, ce qui était fatigué et les choses à améliorer, c’était vraiment une course intéressante pour préparer les tours du monde ». Des tours du monde qui sont effectivement les futurs horizons du Maxi Edmond de Rothschild et des trimarans de la classe Ultim 32/23…

Lundi 2 décembre

L'arrivée se précise pour le Maxi Edmond de Rothschild ! Parvenu à se placer lundi matin à l'avant d'une dépression au niveau des Açores, le trimaran Ultim mené par Franck Cammas et Charles Caudrelier fait désormais route directe vers Brest, où il est attendu à partir de la nuit de mardi à mercredi. Derrière, le trimaran MACIF et Actual Leader se livrent à une bataille de tous les instants.

Dimanche 1er décembre

Si le Maxi Edmond de Rothschild semble désormais sur de bons rails pour arriver le premier à Brest mercredi prochain, la bataille pour la deuxième place fait rage entre le trimaran MACIF et Actual Leader, séparés de seulement une trentaine de milles dimanche. Le duel devrait durer jusqu’à Brest.

En tête de « Brest Atlantiques » depuis le 14 novembre, le Maxi Edmond de Rothschild, pointé dimanche à un peu plus de 1500 milles de l’arrivée, devrait en finir d’ici trois jours avec son grand huit atlantique, Franck Cammas et Charles Caudrelier étant attendus à Brest mercredi matin au plus tôt, dans l’après-midi au plus tard. « Ils vont progresser derrière l’anticyclone qui remonte vers l’Europe, ils ne vont jamais avoir trop de vent jusqu’à la fin, maximum 20-22 nœuds, avec un flux de sud qui passera ensuite à l’est, ce sont des conditions idéales pour terminer », analyse Christian Dumard, le consultant météo de la direction de course.
Avec désormais plus de 800 milles d’avance sur leurs poursuivants, soit plus de la moitié de la route qu’il leur reste à parcourir, les deux skippers du trimaran aux cinq flèches devraient pouvoir, une fois l’archipel des Açores atteint lundi, gérer à leur main les 1000 derniers milles en route directe vers la Bretagne, en ménageant au maximum un bateau qui aura couvert l’équivalent de deux tiers d’un tour du monde.
Derrière, la lutte pour la deuxième place promet d’être acharnée jusqu’au bout entre le trimaran MACIF et Actual Leader qui, depuis samedi, font une route au nord-ouest : « Ils vont chercher le système météo suivant, en allant faire le tour très à l’ouest du prochain anticyclone qui se déplace vers l’est, ils vont faire une belle courbe, mais pas forcément remonter très nord », explique Christian Dumard.
Qui voit les deux bateaux au contact en début de semaine : « MACIF va arriver le premier au sud de la bulle anticyclonique, il va fortement ralentir lundi et mardi, du coup, ça va se resserrer entre eux deux, je pense qu’ils seront très proches l’un de l’autre dans deux jours, c’est possible qu’ils se voient à un moment. » La régate devrait donc durer jusqu’à Brest, où les deux « Ultim » sont attendus entre vendredi et samedi prochains, reste à savoir dans quel ordre.

Samedi 23 novembre

Au lendemain de l’abandon de Sodebo Ultim 3, la flotte des trois trimarans encore en course sur « Brest Atlantiques » entame une troisième traversée de l’Atlantique, cette fois entre les côtes namibiennes et le Brésil, pour contourner par le nord l’anticyclone de Sainte-Hélène. Un tronçon non dénué de stratégie, avec des routes à choisir et des empannages à caler dans un alizé instable.La flotte de « Brest Atlantiques » en a terminé ce samedi avec sa route le long des côtes africaines. Les trois trimarans ont mis le cap à l’ouest pour contourner, par le nord, l’anticyclone de Sainte-Hélène qui s’étale sur quasiment toute la largeur de l’Atlantique Sud entre Rio et Le Cap. Ils pourront, ainsi, récupérer un alizé de sud-est afin de progresser vers l’équateur et le Pot-au-noir.
Un alizé pas très établi, comme l’a confirmé Franck Cammas, à bord du leader, le Maxi Edmond de Rothschild, dans une vidéo envoyée par le media man Yann Riou : « C’est impressionnant comment c’est instable ». L’Aixois venait au passage d’apprendre l’abandon de Thomas Coville et Jean-Luc Nélias, commentant : « C’est sans doute la bonne décision pour eux, c’est la première course du bateau, ce n’est pas simple, bon courage à eux. Ce n’est jamais une bonne nouvelle et jamais des bons moments pour une équipe de ramener le bateau hors course, ça ne doit pas être de gaîté ce cœur qu’ils le font. »
Pour Franck Cammas et Charles Caudrelier, cette troisième traversée de l’Atlantique depuis le départ de Brest le 5 novembre n’est pas simple non plus, comme en témoignent les deux empannages qu’ils ont calés à la mi-journée de samedi, sans doute pour ne pas se brûler les ailes trop près de l’anticyclone. Et elle n’est pas moins compliquée pour leurs poursuivants, pointés à un peu pus de 300 milles, qui ont à prendre une décision stratégique dans les heures qui viennent.
Celle-ci est résumée par Yves Le Blevec, qui, avec Alex Pella sur Actual Leaser, a repris la deuxième place au trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet), moins rapide de 3 nœuds entre les classements de 12h et de 16h : « D’un côté, on a une route plus sud, qui impose de faire du près dans un front, elle est un peu compliquée avec une mer croisée, mais globalement plus rapide, de l’autre deux routes nord assez rapides mais avec une zone où il n’y a pas beaucoup de vent, il faudra décider d’aller à droite ou à gauche dans quelques heures. »
Visiblement, le skipper de La Trinité-sur-Mer a choisi, puisqu’il ajoute : « Je ne pense pas qu’on prenne l’option dure, parce que notre objectif principal depuis le premier jour de la course et jusqu’au dernier est de terminer avec un bateau en bon état, donc si on peut éviter d’avoir des conditions compliquées qui nous imposent de maltraiter le bateau, ce qu’on a déjà suffisamment fait et ce qu’on fera probablement dans l’hémisphère Nord, on l’évite, même si ça doit nous coûter en théorique quelques heures de plus. » On devrait y voir plus clair dimanche matin.

Jeudi 21 novembre

MACIF s’est arrêté pour une escale technique avant de repartir à 10h20, sur les talons d’Actual Leader. Enfin, Sodebo Ultim 3 est à quai depuis 11h.

Jeudi 7 novembre

Après plus de deux jours de mer, les quatre trimarans engagés sur Brest Atlantiques évoluent quasiment à la latitude des Canaries, cap au sud dans un alizé moyen et une mer qui s’est désormais bien aplanie. Et si l’irrégularité de l’alizé oblige les marins à rester vigilants, les conditions de vie à bord sont bien plus agréables.

Journée stratégique sur « Brest Atlantiques » ! Après un tout droit bosselé dans le Golfe de Gascogne et une joliment nommée « aile de mouette » pour passer au sud de l’anticyclone des Açores, le grand sujet du jour sur les quatre trimarans partis mardi de Brest était le choix du moment de l’empannage, le premier de la course, à effectuer pour incurver la trajectoire plein sud vers l’équateur puis le Brésil. Une manœuvre indispensable mais coûteuse en énergie, comme l’a expliqué Jean-Luc Nélias (Sodebo Ultim 3) dans une vidéo envoyée par le media man martin Keruzoré : « Un jibe (empannage), c’est environ une demi-heure, entre monter un foil, descendre l’autre, faire la manœuvre, reborder le gennaker, retrouver tous les réglages ».
C’est le Maxi Edmond de Rothschild, le plus à l’est de la flotte depuis son passage à l’intérieur du DST du Cap Finisterre, qui a dégainé le premier en milieu de nuit de mercredi à jeudi, Franck Cammas et Charles Caudrelier ayant eu le droit à deux autres empannages dans la matinée, perturbés par un grain qui a collé aux basques de leur trimaran. « Le premier empannage était bien placé, nous avons eu un super début de bord, mais ensuite, on a buté dans un grain qui avançait avec nous », a commenté Charles Caudrelier dans une vidéo envoyée par le media man Yann Riou, Franck Cammas ajoutant : « On a galéré toute la nuit, on a fait des bords à l’envers ».
Du côté des autres bateaux, le Trimaran Macif (François Gabart/Gwénolé Gahinet), le plus à l’ouest de la flotte, a empanné une fois, tout comme Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville/Jean-Luc Nélias), tandis qu’Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) a effectué la manœuvre à deux reprises. Jean-Luc Nélias résumant l’enjeu de cette bataille stratégique : « Il fallait essayer de trouver le meilleur moment possible en fonction de la force et de la direction du vent, c’était important de caler cet empannage le mieux possible, parce que normalement, c’est le dernier avant le Pot-au-noir qui est dans deux jours. On ne saura que dans deux jours si c’était le bon moment. »
D’ici là, une descente toujours rapide dans un alizé irrégulier d’une quinzaine de nœuds et dans une mer désormais bien praticable attend les huit marins. Elle nécessitera bon nombre de réglages pour adapter la trajectoire aux caprices en force et en direction de cet alizé, mais l'état de la mer va permettre à tous de recharger les batteries après une entame musclée. Au classement de 16h jeudi, le Maxi Edmond de Rothschild est toujours en tête, avec 25 milles d’avance sur le Trimaran Macif, 132 sur Sodebo Ultim 3 et 248 sur Actual Leader.

Mercredi 6 novembre

ls ne traînent pas en route ! Partis prudemment mardi dans une Mer d’Iroise très agitée, les quatre trimarans engagés sur « Brest Atlantiques » ont peu à peu allongé la foulée en même temps qu’ils lâchaient des ris dans leur grand-voile et déployaient les voiles d’avant, profitant d’angles de vent favorables (nord-ouest) et d’une mer peu à peu aplanie, propices à de la très haute vitesse. Les vidéos du bord envoyées par des media men bien secoués par cette entrée en matière plus que tonique sont assez impressionnantes, entre sifflements incessants, gerbes d’écumes et pointes au-delà des 40 nœuds !
Et si les premières heures ont été plutôt prudentes, au point que deux des quatre bateaux, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier) et Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella), ont choisi une route plus abattue dans le Golfe de Gascogne et un passage à l’est du DST (zone de séparation du trafic) du Cap Finisterre, ils sont désormais tous passés en mode régate, notamment en tête de flotte où le Trimaran Macif (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et le Maxi Edmond de Rothschild ne se sont pas lâchés de l’après-midi de mercredi, avec quasiment la même distance parcourue et une moyenne très proche (28-29 nœuds).
Derrière, alors qu’ils évoluent tous au large de Gibraltar (908 milles parcourus en tout par le Trimaran Macif au classement de 16h), Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville/Jean-Luc Nélias) ne lâche pas de terrain, pointé à 54 milles du leader, tandis qu’Actual Leader, ralenti au passage du Cap Finisterre dans une petite zone de molle, est pointé à 162 milles. « On a commencé à voler depuis hier soir, là, on glisse à 40 nœuds, nous sommes en tête, c’est cool. On a réussi à ne rien casser dans le Golfe de Gascogne, à trouver le bon compromis entre vitesse et préservation du bateau », s’est félicité mercredi dans la journée François Gabart dans une vidéo envoyée par son media man Jérémie Eloy.
La suite du programme ? Le spécialiste du routage Christian Dumard, qui travaille avec la direction de course explique : « Ils finissent actuellement de contourner l’anticyclone des Açores par le sud dans une mer qui s’est bien lissée, c’est ce qu’on appelle faire une aile de mouette, ensuite, ils vont empanner, sans doute dans la nuit, entre Madère et les Açores, et faire route plein sud vers Rio. » Où les premiers sont attendus en à peu près 7 jours de mer…
Le mot de la direction de course (Jacques Caraës) : « Ce matin, le vent était encore assez irrégulier en force et en direction, on a vu qu’Actual Leader était tombé dans une grosse molle, mais depuis, c’est assez, voire très rapide, ils font un cap au 220, à environ 30 nœuds de moyenne. Nous n’avons reçu aucun appel, preuve que les bateaux et les bonhommes vont bien. Le prochain enjeu pour eux est le déclenchement de l’empannage avant de faire route au sud. A bord, même si la mer est mieux rangée que la nuit dernière, ça doit secouer, ils sont souvent pas loin des 40 nœuds, le media man doit bien s’accrocher dans ces conditions. Et il y a sans doute pas mal de fatigue, car ils n’ont probablement pas beaucoup dormi la nuit dernière et c’est difficile de trouver son sommeil quand ça secoue comme ça. »


Jour J

Des marins extrêmement expérimentés et donc capables de trouver le bon dosage entre envie d’aller vite pour jouer d’entrée aux avant-postes et nécessité de ménager les bateaux, les conditions de la première journée de course s’annonçant musclées, comme l’explique le directeur de course, Jacques Caraës : « Sur la ligne de départ, située entre la cardinale occidentale de l’île de Sein et le bateau comité Le Rhône, les prévisions donnent un vent de nord à nord-ouest moyen de 24-25 nœuds, avec des rafales jusqu’à 35-39. Le paramètre le plus délicat est l’axe de la mer, de trois-quarts avant. C’est certes engagé, mais on n’envoie pas les skippers faire les jeux du cirque, on sait qu’ils peuvent passer à condition d’avoir une attitude de bon marin, donc de faire le dos rond pendant les 8-10 premières heures. »
Ce qu’ils ont visiblement l’intention de faire, à les entendre en cette veille de départ : « On ne va pas faire de bêtises. Il ne faut pas oublier qu’on part pour un marathon, le Golfe de Gascogne n’est qu’un petit sprint de 10 heures », résume Charles Caudrelier, qui fait équipe avec Franck Cammas sur le Maxi Edmond de Rothschild. « Ça nous impose d’être tout de suite dans l’excellence, c’est ça qui rend l’exercice complexe, mais aussi très intéressant, et c’est pour ça qu’on s’entraîne depuis des années », ajoute Thomas Coville, qui dispose avec Sodebo Ultim 3 du dernier maxi-trimaran mis à l’eau, le 18 mars dernier (son co-skipper est Jean-Luc Nélias).
Cette traversée du Golfe de Gascogne dans une mer qui va peu à peu devenir plus praticable devrait durer une dizaine d’heures jusqu’au Cap Finisterre, la suite s’annonce glissante, puisque les quatre maxi-trimarans devraient bénéficier de conditions idéales pour aller vite, même très vite : les routages actuels les emmènent à l’équateur en… 4 jours et demi ! « Une fois sorti du Golfe, c’est la fête ! », sourit Yves Le Blévec, skipper d’Actual Leader (il fait équipe avec l’Espagnol Alex Pella), François Gabart, associé à Gwénolé Gahinet sur le Trimaran Macif, rappelant cependant : « Certes, les conditions seront plus faciles, mais c’est loin d’être anodin de naviguer à plus de 40 nœuds, il faudra aussi faire attention. »

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