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Seul sur l’Atlantique, Energy Observer s’adapte à la crise du COVID-19

21 avril 2020 à 13h00 Par communiqué de presse
Départ de Loctudy (Finistère)
Crédit photo : © Energy Observer Productions - George Conty

On en parle aussi dans Bon Vent ce vendredi sur Radio Caroline

Traversée réussie

Mardi 21 avril, le premier navire hydrogène propulsé aux énergies renouvelables s’est amarré à Fort-de-France après sa première transatlantique depuis Saint-Malo. Un parcours d’environ 5000 milles nautiques effectué après plus de 30 jours en totale autonomie énergétique, sans aucune émission de CO2 ou de particule fine.Embarqué depuis plus d’un mois, l’équipage était parti avant les mesures de confinement et n’avait pu se faire relever comme prévu aux Canaries, les transferts étant bloqués pour des raisons sanitaires. Il a suivi toutes les directives nécessaires pour assurer sa sécurité, et l’océan reste un milieu stérile. Il sera rapatrié en Métropole rapidement, pour enfin rejoindre leurs proches et un confinement moins marin. Un nouvel équipage viendra prendre sa relève dès que possible pour assurer la maintenance des systèmes embarqués et préparer la suite des navigations.

9 avril 2020
Comme l’ensemble des Européens aujourd’hui, Energy Observer met tout en œuvre pour s’assurer que ceux qui travaillent en son sein et à ses côtés soient protégés et puissent assurer leurs missions en toute sécurité. Pour cette raison, Victorien Erussard, capitaine et fondateur d’Energy Observer et Jérôme Delafosse, chef d’expédition et réalisateur ont revu les différentes escales du bateau et se sont adaptés aux contraintes nouvelles imposées par la crise mondiale du coronavirus.


Mise en sécurité de l’équipage et du navire
Energy Observer est arrivé aux Canaries le 25 mars 2020 après 1 600 milles nautiques parcourus depuis son départ de Saint-Malo.

Il a quitté Santa Cruz de Tenerife samedi dernier pour une transatlantique vers l’arc antillais, un parcours de plus de 2 800 milles en complète autonomie.

Pour la sécurité des marins et dans le respect des restrictions sanitaires en vigueur, il n’y aura aucune relève d’équipage jusqu’aux Antilles.

Le confinement de l’équipage
Parti de France avant les mesures de confinement, l’équipage en bonne santé s’est bien-sûr adapté progressivement aux mesures de confinement imposées aux populations des pays visités.

L’escale à Tenerife était technique, destinée à permettre l’avitaillement du bateau à distance. Pour des raisons de sécurité, l’équipage n’a pas quitté le navire, les vivres étant déposés et isolés d’avance sur le ponton suivant les protocoles de confinement nécessaires.

Victorien Erussard et Jérôme Delafosse devaient embarquer aux Canaries pour cette première traversée océanique mais ont été contraints d’y renoncer pour préserver la sécurité sanitaire de leurs équipiers.

Le bilan énergétique
Les marins ont mis à profit ce temps supplémentaire passé sur le navire pour opérer une vérification complète du bateau, d’autant plus nécessaire qu’il a été mis à rude épreuve lors de sa descente musclée depuis la Bretagne. Sur ce premier parcours durant lequel les conditions de vent et de mer étaient contraires, Energy Observer a pu pleinement tester, avec succès, les améliorations technologiques apportées au navire ces derniers mois, faisant la preuve qu’elles améliorent de beaucoup ses performances. Les ailes et les nouvelles hélices, notamment, ont permis au bateau d’atteindre 14 nœuds dans une mer forte. Les réserves d’hydrogène ont été peu utilisées, le soleil et le vent assurant quotidiennement l’essentiel de la propulsion et des besoins énergétiques.

Les décisions que nous avons été amenés à prendre ces derniers jours
Le planning du bateau ne pouvait qu’être impacté, comme tout projet et toute entreprise, par la gravité de la situation sanitaire internationale, qui frappe de plein fouet les populations et les économies.

Pour ce qui concerne l’Odyssée, c’est la décision de report des Jeux Olympiques de Tokyo à 2021, prise par le Premier ministre japonais et le Comité International Olympique, qui a conduit à modifier le programme initial. Le parcours d’Energy Observer va donc évoluer pour que le navire et son village d’exposition itinérant y soient présents pour l’ouverture le 23 juillet 2021 comme prévu.

Cette année 2020, il devrait en conséquence se recentrer autour de la mer des Caraïbes pour des tournages sur les enjeux de protection de la biodiversité, pour conduire le navire jusqu’en Californie avec, si possible, des escales à San Francisco et Los Angeles, cités particulièrement actives dans l’innovation et la transition énergétique.

Compte-tenu des dernières directives sanitaires, le bateau se dirige donc actuellement vers les Antilles où il devrait rester en confinement et être mis en sécurité. Son arrivée est prévue à partir du 20 avril en profitant des vents portants des alizés. Cependant, ces derniers étant peu actifs, Energy Observer doit descendre jusqu’aux îles du Cap-Vert pour en bénéficier.

Adapter le parcours pour tenir compte du report des Jeux Olympiques, y être présent pour l’ouverture en 2021, limiter les risques pour l’expédition et le navire expérimental dans ce contexte, mais surtout protéger l’équipage, telles ont été les motivations qui ont guidé Victorien Erussard et Jérôme Delafosse dans leurs décisions. L’objectif reste de poursuivre, dès que les conditions le permettront, cette mission essentielle, plus que jamais porteuse de sens et d’espoir, au service des objectifs de développement durable et de la recherche.

Dans le contexte actuel, le bateau reste une illustration concrète d’un nouveau modèle écologique, énergétique et technologique, mais aussi un laboratoire d’idées et d’innovations qui ont déjà attiré l’attention de nombreux chercheurs, ingénieurs, entrepreneurs, dirigeants et scientifiques de toutes nationalités. Au-delà des développements techniques menés à bord, ses systèmes intelligents, décentralisés, digitalisés et son fonctionnement autonome valident notre vision d’un monde à réinventer, solidaire et responsable. Ils nous confortent aussi dans l’idée que cette crise sanitaire sans précédent doit nous conduire en responsabilité, à revoir notre modèle et à poser les linéaments du « monde d’après » pour le bien-être des peuples dans le respect de notre planète.

Prenez-soin de vous !

À propos d'Energy Observer
Energy Observer est le premier navire autonome en énergie, zéro émission, zéro particule fine et zéro bruit, produisant son propre hydrogène à partir de l’eau de mer grâce aux énergies renouvelables. Ce navire du futur parcourt le monde avec déjà plus de 19 000 milles nautiques au compteur. Conçu comme un laboratoire opérationnel, Energy Observer expérimente et valide toutes les innovations douces. Véritable smart-grid flottant préfigurant les réseaux énergétiques de demain, il puise son énergie dans la nature sans l’abîmer et sans la gaspiller.
Il navigue autour du monde, faisant escale dans de nombreuses cités iconiques à la rencontre des pionniers de la Transition écologique et solidaire, mais aussi des élus, décideurs, armateurs et grands acteurs de l’économie. Energy Observer démontre au quotidien qu’une énergie entièrement décarbonée, décentralisée et digitalisée est devenue une réalité à la portée de tous, applicable à différentes échelles (sites isolés, quartiers, villes…).
Parallèlement à son programme d’innovations, Energy Observer développe une mission d’intérêt général où la communication et la production audiovisuelle, à la manière d’une Calypso des temps modernes, permettent de sensibiliser tous les publics aux enjeux de la transition écologique. Le navire et son équipage racontent leur voyage autour du monde à travers notamment une collection documentaire inédite, « l’Odyssée pour le futur ». Energy Observer produit également une web-série « Solutions » avec pour cap permanent les 17 Objectifs de développement durable, faisant découvrir chaque semaine de nouvelles actions concrètes au plus grand nombre.
Energy Observer a reçu le Haut Patronage de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française. Premier ambassadeur français des Objectifs de développement durable de l’ONU, il a le soutien officiel du ministère de la Transition écologique et solitaire, l’Unesco, l’Union européenne, l’Irena, l’Ademe et l’ensemble des institutions concernées. Energy Observer est le porte-parole inspirant et positif de l’indispensable transition écologique.

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